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Résidus de vie, quelques compte rendu sous forme de mots dessin texte de de que j'appelle la vie.

09 janvier 2009

Plexus de Henri Miller

   
Extrait de Plexus de Henri Miller

"Dans les jours à venir, lorsqu'il semblera que je sois mis au tombeau, lorsque le firmament lui-même menacera de venir s'abattre sur ma tête, je serai forcé de tout abandonner hormis ce que ces esprits ont implanté en moi. Je serai écrasé, avili, humilié. Je serai frustré dans chaque fibre de mon être. Je me prendrai même à hurler comme un chien. Mais je ne serai pas entièrement perdu ! En fin de compte, un jour doit poindre où, jetant un regard sur ma propre vie comme s'il s'agissait d'un roman, ou d'Histoire, je pourrai y déceler une forme, une trame, une signification. Dès lors, le mot défaite n'a plus de sens. Toute rechute sera à jamais impossible. Car ce jour-là je deviens et demeure un avec ma création.
Un autre jour, dans un pays étranger, apparaîtra devant moi un jeune homme qui, conscient du changement qui s'est opéré en moi, me surnommera le « Roc Heureux ». C'est là le nom que je présenterai lorsque le grand Cosmocrateur demandera : « Qui es-tu ? »
Oui, sans l'ombre d'un doute, je répondrai : « Le Roc Heureux ! »
Et si l'on me demandait : « As-tu joui de ton séjour sur la terre ? », je répondrais : « Ma vie n'a été qu'une longue crucifixion en rose. »
Quant au sens de ces mots, s'il n'est pas déjà clair, il sera élucidé. Si j'échoue, alors je ne suis que le chien du jardinier.
Il fut un temps où je croyais avoir été blessé comme jamais aucun homme ne l'avait été. Parce que tel était mon sentiment, je fis le v--u d'écrire ce livre. Mais longtemps avant que je l'eusse commencé, la blessure avait guéri. Puisque j'avais juré de remplir ma tâche, je rouvris l'horrible blessure."

Extrait de Plexus de Henri Miller

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03 août 2006

Robert Desnos

UN JOUR QU’IL FAISAIT NUIT

Il s’envola au fond de la rivière

Les pierres en bois d’ébène les fils de fer en or et la croix sans branche

Tout rien

Je la hais d’amour comme tout un chacun

Le mort respirait de grandes bouffées de vide

Le compas traçait des carrés et des triangles à cinq côtés

Après cela il descendit au grenier

Les étoiles de midi resplendissaient

Le chasseur revenait carnassière pleine de poissons sur la rive au milieu de la Seine

Un ver de terre marque le centre du cercle sur la circonférence

En silence mes yeux prononcèrent un bruyant discours

Alors nous avancions dans une allée déserte où se pressait la foule

Quand la marche nous eut bien reposé nous eûmes le courage de nous asseoir

Puis au réveil nos yeux se fermèrent

Et l’aube versa sur nous les réservoirs de la nuit

La pluie nous sécha

(Robert Desnos, Corps et Biens)

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09 juillet 2006

Caractères

Notre caractère est déterminé par l'absence de certaines expériences plus
encore que par celles que l'on fait.

anonyme

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L'admiration

L'admiration d'une qualité ou d'un art peut être si forte qu'elle nous empêche de nous efforcer d'en obtenir la possession.

anonyme

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28 avril 2006

L'art-est-nié

hugo_araignee

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